Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

envoyer par email
Constructeurs - 24/07/2019

Carlos Tavares et Philippe Bihouix discutent de la meilleure manière de baisser les émissions de CO2

Dans le cadre d’une série de rencontres où Carlos Tavares dialogue avec un expert sur les "méga trends", le PDG de PSA s’est confronté à la vision de l’automobile de Philippe Bihouix, ingénieur centralien, spécialiste des ressources rares et auteur de “L’âge des low tech, vers une civilisation techniquement soutenable”.

Si a priori, Carlos Tavares et Philippe Bihouix (*) pourraient ne rien avoir en commun, ils partagent tous les deux l’idée que la voiture électrique n’est pas une solution écologiquement soutenable. Promoteur des "low tech", Philippe Bihouix explique notamment que les produits "high tech" ne permettent pas de recycler les ressources rares : "On ne sait pas les réintégrer dans le système avec la même performance. Il y a une sorte de down grading dans le cycle", explique-t-il.
Lors d’un débat organisé par PSA dans le cadre des rencontres baptisées "#aCoffeeWithCarlosTavares", le constructeur a diffusé il y a quelques jours le cinquième thème censé être l’économie du partage (**). 
Plus que de "car sharing", il y est question d’économies des ressources rares et de réduction du CO2 dans une discussion assez vivifiante où deux points de vues qui pourraient paraître irréconciliables donnent matière à réflexion.
Au cours de cet échange, après une demi-heure de discussion, Philippe Bihouix a cette remarque assez directe : "Ce qui est terrible, vous êtes ingénieur et je le suis aussi, si le monde était une entreprise et que nous voulions réduire les émissions de CO2 comme vous avez coupé les coûts il y a 5 ans [je ne touche pas le km/personne ou on augmente un peu à cause des marchés émergeants], la seule solution rationnelle que nous trouverions serait de réduire la taille et la vitesse des voitures."
"Possible", lui répond Carlos Tavares.
Si les deux hommes conviennent que cette solution serait la plus efficace et la plus rapide pour réduire les émissions de CO2, "parce que les équations physiques sont comme ça", souligne Philippe Bihouix, pourquoi s’éloigne-t-on à ce point de cette situation ?
C'est autour de cette question qu'a tourné l'ensemble de leurs échanges qui montrent comment l'organisation actuelle du débat a conduit à cette impasse.
Ces dernières années, les voitures sont devenues plus lourdes et plus grandes parce que les constructeurs ont voulu y mettre "plus de sécurité, plus de confort, plus de plaisir et plus d’équipements", a dit Carlos Tavares.
Ainsi, tous les progrès d’efficacité énergétique réalisés ces dernières années sont annulés par l’enrichissement des voitures. Il faudrait revenir "à un standard basique de 700/800 kg d’une voiture des années 60 début des années 70 avec les progrès pour éviter la pollution locale", estime Philippe Bihouix, ce qui "apporterait aussi la liberté". "Les gens de cette époque ne s’en rappellent pas comme de mauvaises décades en termes de liberté", dit-il.
Plutôt que des véhicules électriques qui pèseront entre 1,5 ou 2 tonnes, il prône des voitures légères, "moins performantes et moins équipées qui apporteraient immédiatement des avantages CO2". "Allez sur une solution unique électrique n’est pas raisonnable", estime Philippe Bihouix.
"Cette notion d’efficacité dans la manière d’utiliser les ressources est quelque chose que nous comprenons bien chez PSA", lui a répondu Carlos Tavares.
"Ce que vous appelez une voiture plus basique à 700 kg et pas 1,3 tonne, cela fait absolument du sens. Mais si je mets sur le marché une voiture à 700 kg (ce que bien sûr nous pouvons faire) sera-t-elle aussi sûre qu’une voiture à 1,2 tonne ? Dans mon entreprise, nous aurions une énorme discussion là-dessus parce que la sécurité est toujours la priorité numéro 1", a dit Carlos Tavares.
L’acceptation sociale est aujourd’hui ce qui freine cette solution avec, d’un côté, un constructeur qui dépend du style de vie de la société dans laquelle il opère et, de l'autre, des politiques qui ont tendance à simplifier leurs discours. Ce qui a donné le mouvement actuel vers le véhicule électrique, considéré comme vert.
"Nous sommes là pour soutenir la société dans laquelle nous opérons et notre mission est d’offrir une liberté de mobilité mais nous devons savoir quel est le changement de style de vie que les citoyens accepteraient pour protéger la planète. Quelqu’un doit décrire comment cela peut être agréable pour que le consommateur naturellement accepte de changer ses comportements pour aller dans cette direction s’il voit une vie meilleure dans l’empreinte bas carbone", a dit Carlos Tavares.
Comment aller vers une société bas carbone désirable ? "La manière de le faire est un mix entre ce que l’on pourrait appeler la perception du consommateur (les choses changent et nous serons probablement surpris par la jeune génération) et aussi cela doit venir de la puissance politique. Nous devons avoir une approche par la règlementation", estime Philippe Bihouix.
Cette vision règlementaire ce serait soit l’interdiction des voitures les plus grosses et "les plus coûteuse d’un point de vue environnemental", soit une fiscalité au kg. Chacun devra "faire un effort" en limitant l’usage de l’automobile.
Philippe Bihouix propose également une idée totalement à rebours de ce qui se fait traditionnellement avec les primes à la casse. "Un point qui serait disruptif serait d’utiliser l’opportunité de tous les progrès que l’on a fait dans l’objet automobile et seulement changer les moteurs et pas entièrement la voiture", propose-t-il. "Pourquoi ne pas faire de l’automobile un produit réellement durable ?"
"C’est quelque chose que nous pourrions travailler", a dit Carlos Tavares soulignant que PSA avait une business unit économie circulaire.
"Si la société converge dans la même direction à une vitesse raisonnable pour une entreprise mondiale comme nous ce serait possible", a dit Tavares.
"Si nous sommes capables de définir une même destination en termes de ce que signifie la liberté de mobilité sur une perspective mondiale. Bien sûr que ce que vous dites est possible", lui a répondu Tavares.
Le problème estime Carlos Tavares est l’impossibilité de faire converger les règlementations entre l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.
"Je ne rejette pas l’idée. Pour que cela fonctionne il faut aligner les réglementations et les attentes pour être capable de faire accepter des décisions impopulaires", estime Tavares. Ce qui suppose de faire accepter aux citoyens l'idée que "si vous voulez protéger la planète vous ne pouvez pas vous protéger autant que la planète."
Carlos Tavares a notamment souligné le dialogue impossible avec l’Union européenne et le Parlement européen. "Ils nous disent vous êtes des escrocs, on ne vous parle pas. Ok très bien. Comment pouvons-nous aider la société ? La seule manière pour nous d’aider la société est d’essayer quelques propositions et voir comment le marché répond. Et pour que le marché réponde aujourd’hui, il faut aller vers la sécurité, le confort, la commodité et cette direction, sur les 50 dernières années, c’est plus de poids, plus de CO2 et plus de consommation de ressources rares."
Pour le PDG de PSA, la solution repose sur deux choses essentielles : "quelle est la société à faible empreinte carbone désirable que l’on veut qui protègera la planète" et "comment on aligne les règlementations dans le monde pour mettre la créativité des 400 000 ingénieurs dans le monde qui travaillent dans l’automobile au service des solutions".
Florence Lagarde

(*) Philippe Bihouix est membre du conseil d’administration de l’Institut Momentum (laboratoire sur la transition vers un monde post-croissant, post-fossile et transformé par le climat), et auteur de nombreux ouvrages et articles sur la gestion des ressources non renouvelables. Il a publié en 2014 “L’âge des low tech, vers une civilisation techniquement soutenable” 
(**)
1. entretien avec Hervé Le Treut sur le Changement climatique
2. entretien avec Martha Delgado sur les Evolutions du comportement client
3. entretien avec Lionel Zinsou sur la Divergence des marchés
4. entretien avec Ben Waber sur la Transformation digitale
Deux autres entretiens sur les tendances Autonomie et Connectivité sont à venir

Partagez cet article :

Réactions

Je n'ai malheureusement pas le temps de commenter dans les détails, mais je trouve les résultats particulièrement intéressants car, pour une fois, ils ne font pas l'impasse sur la complexité du problème et mettent bien en lumière l'articulation entre les aspects techniques et les aspects politiques de cette question.

On pourrait résumer l'article en disant que le bénéfice des progrès techniques réalisés depuis 30 ans n'ont pas été mis au service de la réduction des émissions de CO2 mais plutôt au service de l'amélioration de la sécurité et du confort des véhicules, et que cela résulte de choix issus d'interactions complexes entre consommateurs, producteurs et puissances publiques.

Cela me semble en fait que partiellement vrai car la consommation moyenne globale des véhicules a quand même été réduite de moitié en 50 ans (les 2CV et R4 consommaient 6-7 l/100km, les DS et 404 10-15 l/100km).

De plus, l'impact CO2 n'est un enjeu majeur de société que depuis une vingtaine d'années. Si les consommations moyennes ont été réduites depuis 50 ans, ce n'est pas seulement sous la pression des enjeux de climat.

Il aurait encore tant à commenter ... En conclusion, la rencontre et la confrontation bienveillante de points de vue et de représentants de parties prenantes différentes est toujours source de progrès !
Louis-Jean Hollebecq, Le mercredi 24 juillet 2019

NON et NON, je ne suis pas d'accord avec Mr Bihouix ( qui a portant la même formation que Mr Tavares et la mienne ).

La taille des véhicules et leur masse qui a augmenté depuis vingt ans est le fondement de la réduction de la mortalité sur les routes et non les limitations de vitesse dont on nous bassine à longueur de reportages et articles dans les médias.
Les progrès technologiques doivent être au service de la sécurité d'abord et des réduction de polluant ensuite, les gains en émission de CO2 sont tout à fait secondaires. Des efforts dans d'autres secteurs que l'automobile pour réduire le CO2 seront bien plus efficaces.

------------
Tout véhicule qui se déplace doit protéger ses occupants:
-- Un piéton est protégé par sa peau et ses vêtements...jusqu'à 10 km/h
-- Un cycliste est protégé par son casque ... jusqu'à 30 km/h mais fragile face aux voitures.
-- Un automobiliste en ville est protégé par la carrosserie de sa SMART ou Twingo...jusqu'à 50km/h. ( gare aux cyclistes ).
-- Sur autoroute un automobiste est protégé par sa Mercedes grâce aux ABS,ESP, sa carrosserie jusqu'à 130 km/h. ( il n'y a pas de cycliste sur autoroute)
-- De Paris à New-york, un Airbus protège ses occupants par une ensemble de systèmes de sécurité très complexes...et vole à 900km/h. ( cycliste ? ).

------------
Par ces exemples, nous voyons que chaque moyen de déplacement impose ses ressources de sécurité et une plage de vitesse correspondante. La voiture est un excellent moyen de déplacement mais son succès repose sur la large couverture des vitesses d'utilisation: en ville, les contraintes sont très différentes des déplacements sur autoroute.
Contrairement à ce que dit Mr Bihouix, réduire la masse des voiture à 700 ou 800 kg serait une vraie régression de plus de 30 ans pour la sécurité.

Une autre voie de réflexion: regardons la catastrophe que représentent les vélos et trottinettes électriques en ville: Depuis 200 ans nos villes comportent des rues et des trottoirs. Il existe bien quelques pistes cyclables mais pour assurer une bonne sécurité et une circulation fluide, plusieurs catégories de pistes "cyclables" devraient être décrétées et crées. ( pour plusieurs plages différentes de vitesse ). Ceci n'est bien sûr pas envisageable.
De la même façon, j'ai fait de nombreux km à bord des premières SMART. Ce véhicule pourtant limité à 135km/h et particulièrement bien équipé pour la sécurité active/passive, il est pour moi dangereux sur autoroute.

A moins de vouloir créer plusieurs catégories de voitures et imposer leur circulation sur des voies différentes, ce qui est utopique, la voiture doit rester un compromis pour la taille, sa consommation, ses rejets polluants et de CO2 ( qui n'est pas polluant ) mais en aucun cas doit faire des compromis sur la sécurité des passagers !
J'attends avec impatience l'obligation sur tout véhicule des radars qui maintiennent la distance sur autoroute et d'autres dispositifs de sécurité comme l'ABS, ESP....
Smarter, Le mercredi 24 juillet 2019

Je reviens sur l'article de Mr Bihouix et ses recommandations affligeantes: Je ne saurais blâmer cette personne mais je constate que de nombreuses recommandations stupides de gens apparemment raisonnables sont le résultat de l'activisme des opposants à l'industrie automobile et des idéologues écologistes.

L'exemple de l'intervention hier d'une gamine de 16 ans devant l'Assemblée Nationale est tout à fait représentatif.

Face à cela, les Etats Unis pensent un peu plus à leur avenir et à leur bonheur apporté par une économie florissante: Ils soutiennent en majorité leur président.
Le même est controversé dans tous les groupes et médias bien pensants ici en Europe.

De même en Chine, les dirigeants prennent leurs décisions pour le développement de leur pays: ils mettent en service une nouvelle centrale à charbon chaque semaine et une nucléaire chaque mois !

Chine et USA produisent bien plus de CO2 par habitant que la France....Dans un rapport de 4 pour 1 , et ce chiffre augmente encore !

Je propose donc que Greta Thunberg rencontre Trump et Xi Jinping pour leur expliquer ce qu'ils doivent faire pour le climat.
Smarter, Le mercredi 24 juillet 2019

Bonjour,

@Smarter : vous êtes négationniste?

Merci autoactu pour cet article très intéressant qui confronte bon sens et réalités économique / politique. Et merci M. Tavares d'élargir le débat !
DAZ, Le mercredi 24 juillet 2019

Et oui les produits h tec ne sont pas recyclables cqfd
alain boise, Le mercredi 24 juillet 2019

En ville, le moyen de déplacement individuel le plus rapide / efficace / économique / écolo est le Vélo. Je le prouve à chaque fois. Essayez vous même et vous comprendrez.

Un Vélo a une empreinte au sol bien plus faible que n'importe quelle voiture, même à batterie. Et en ville , c'est ce qui compte le plus.

La logique serait donc de bannir TOUS les autres moyens de transport de surface et de virer tous ces tas de ferrailles garés le long des trottoirs pour faire place nette et fluidifier la circulation en centre ville.

Quant aux scooters et motos en ville, il faut leur imposer le passage à l'électrique et limiter leur vitesse drastiquement pour les rendre compatible avec les vélos et piétons.

En banlieue , un mixte BEV / Vélo serait envisageable, même si le Vélo reste encore une très bonne solution éventuellement en mode Pedelec pour les moins sportifs.
Je le prouve aussi sur des distances de 20km (en 100% muscu); mon temps de parcours étant proche de celui de la voiture en excellentes conditions de circulation (en cas de bouchons, le vélo est toujours plus rapide, même sur 20km !). Reste le soucis de la sécurité à Vélo et des intempéries.....d'où la nécessité de véritables pistes cyclables continues et non la blague actuelle ultra dangereuse et scandaleuse.

A la campagne et sur les longues distances, le bon vieux SUV-PickUp-Berline Diesel me semble toujours la solution la plus idéale à ce jour.

Le reste n'est que politique et lobby.
Chr$, Le mercredi 24 juillet 2019

… Que c'est bô la vie de la cité organisée selon Chr$ Que c'est bô !
Un ptit remake de "faites donc comme moi et tout ira bien" … ou "qu'il est bô mon nombril il est bô" …
Quand même à la fin … le bon vieux SUV-PickUp-Berline Diesel pour les territoires (oubliés) … "Ben oui quoi je bosse dans le secteur auto quand même"… !

Sinon cher Chr$ … Au bureau z'ont prévu une petite douche pour après votre séance de muscu … A moins que dans votre boite ils aient supprimé les réunions … Trop consommateurs de CO2 les réunions … ben oui ! … Tout en visio même avec le voisin d'à côté ...

Quant à DAZ (auto) qui qualifie Smarter de "négationniste" pour son commentaire … C bobo la tétête l'ami …
A vaincre sans péril "on triomphe sans gloire" … Effectivement que Greta Thunberg rencontre Trump et Xi Jinping … On a hâte …
La France = 1% d'émission de CO2 !… Si quelqu'un peut me dire ce que "notre" nouveau gourou ( ou maitre à penser) préconise pour le nettoyage des océans et assimilés, l'augmentation de la recrudescence du recyclage … Cà m'intéresse bien …
A moins que l'on cherche à organiser la désorganisation !
Décroissant un jour … Décroissant toujours ..

Sinon de bonnes choses (sans condescendance aucune) dans les commentaires de Mr Hollebecq et Smarter en dépit de la canicule !
Chauffe Marcel !
ADEAIRIX , Le mercredi 24 juillet 2019

.

Me faire passer pour négationniste....je l'avais mis sur le dos de la démence caniculaire de son auteur...Moi-même j'ai des difficultés à (bien) raisonner par cette chaleur.

Merci ADEAIRIX. "C bobo la têtête l'ami" m'a bien fait rigoler.


.
Smarter, Le mercredi 24 juillet 2019

Mr Tavares se garde bien de mentionner que les véhicules ne grandissent pas que pour le noble objectif de protéger leur maigre contenu, mais aussi parce que les objectifs de CO2 sont modérés par l'empreinte au sol, pour soi-disant donner une chance aux constructeurs traditionnels de grosses berlines. Encore un échappatoire inclus au forceps par les constructeurs et qui est abusé, qu'ils ne s'étonnent pas ensuite d'être qualifiés d'escrocs. Quand tout le monde fait des grosses berlines, personne ne fait de grosses berlines (la moyenne ayant augmenté). Par contre les consos, émissions de CO2 et autres polluants divers grossissent aussi.

Pour relier ces messieurs sur leurs arguments respectifs, sécurité d'un coté et masse du véhicule de l'autre, le facteur sociétal que ni l'un ni l'autre ne soulève explicitement c'est la géométrie fixe du véhicule 365j par an. L'Espace 7 places ou autre SUV quelconque tous les jours en ville avec rarement plus d'une personne à bord, sous prétexte qu'on part à la campagne voir Mami 3x par an avec toute la marmaille, ca n'a aucun sens, ni économique ni en émissions. Plutôt que faire des véhicules toujours plus grands et toujours plus lourds et toujours au parking 23h/24, apprenez donc au gens à calculer un TCO et à adapter le contenant au contenu, que ce soit en location ou en auto-partage ou le break du voisin, les solutions existent.

Si on ne remet pas en cause cette hypothèse, que d'aucuns qualifieront de confort pour l'utilisateur (le verre à moitié plein) quand d'autres parleront de fainéantise (à moitié vide), alors il faut électrifier.
Arnaud C., Le mercredi 24 juillet 2019

@Arnaud C. "que ce soit en location ou en auto-partage ou le break du voisin, les solutions existent". En êtes-vous certain ? sur tout le territoire ? à tout moment ?
Pour partie le "succès" de l'automobile vient de sa flexibilité : utiliser un même véhicule pour aller au travail, emmener les enfants à l'école, aller chercher les courses, partir en week-end... cf. le succès très relatif d'une Smart Fortwo par rapport aux citadines classiques 5 places. Le développement d'une offre de mobilité suffisamment maillée et disponible au point de pouvoir remplacer la flexibilité de l'automobile serait quelque chose de probablement très couteux pour la société. En zone dense pourquoi pas, au-delà je ne vois pas.
Yaa, Le mercredi 24 juillet 2019

" il faut électrifier", fichtre !
Votre coté SNCF (voire GOSPLAN ?), sans doute, cher Arnaud C. …

Sans nier une tendance « au toujours plus » chez nos constructeurs tricolores, ils sont loin loin de pouvoir rejoindre le clan des constructeurs allemands surréprésentés (pour différentes raisons) en tant que constructeurs de grosses bagnoles …
Que pèsent, en effet, les Talisman et 508 en terme de volume de ventes face aux Classe C, E S, aux séries 3, 4, 5, 7, 8 aux A4, 5, 6 ou 8 … En gros RIEN !
Et je ne parle pas des Tesla S, X ou 3 par charité …
C’est décidément qu’on voudrait mais on ne peut point !

Donc zéro pour votre mauvais procès à l’égard de Carlos Tavares (qui s'en fout bien et il a raison)… De surcroît cette course « au toujours plus » est sous tendue par la volonté de faire de la valeur, en clair de la marge …. Donc double zéro en fait …
« Quand « on » pense qu'il suffirait que les gens n' en achètent plus pour que ça ne se vende pas ! » … Quoique ces temps ci justement çà ne se vend plus si bien …

S’agissant de l’argument de la réduction du poids à mettre en perspective avec l’objectif de réduction de C02, Il est en revanche à considérer beaucoup plus que vous ne semblez le faire … Et d’ailleurs les constructeurs n’ont pas attendu Mr Philippe Bihouix (assez radical à 700/800 kg) pour le mettre en œuvre … Sic nos voitures populaires et à l’autre bout de l’échelle les Range Rover, ces dernières années … Tous ces véhicules ont fait l’objet d’un travail significatif sur le poids en dépit de l’accroissement des prestations « on board » …
Au demeurant, je présume qu’il y a encore des marges de manœuvre avec l’utilisation élargie de composites ou d’alliage léger, la contrainte étant avant tout le prix de revient surtout pour les « populaires …

Donc vous ne pouvez vous en remettre à la seule solution de l’électrification des véhicules pour réduire les émissions « automobile » de CO2 … C’est juste une hérésie !
C’est prendre le risque patent de « tout mettre ses œufs dans le même panier » comme ce fût le cas (en France notamment) avec le Diesel … On voit les inconvénients …
De nouveau votre argumentation ne convainc pas ou plutôt ne convainc-t-elle que les gens acquis à la « noble cause du VE » et au prêchi prêcha ambiant …

S’agissant de l’usage de l’automobile, l’on ne peut nier qu’il y a des gisements potentiellement gigantesques pour réduire le parc automobile via de la location, de l’autopartage, d’autres modes de mobilité…
Mais je vous trouve « terriblement stigmatisant » avec les ménages dotés de SUV ou d’Espace 7 places © (pourquoi tant de haine, des bobos à l’âme ?) … Vous oubliez d’ailleurs de souligner que bien souvent ces ménages sont multimotorisés … Pour les autres, il leur faut (z’ont pas trop le choix) un véhicule unique donc polyvalent … Couvrir les déplacements domicile travail/école/courses/loisirs et le cas échéant aller voir Mamy, à perpette les oies trois fois par an … (je n’appartiens pas à ce type de profil utilisateur, Je m’empresse de vous le dire...).

En revanche, cher Arnaud C., en pointant le ménage qui cruise à la ville comme « Auchan » en SUV ou Espace 7 places ©, vous oubliez un peu vite me semble-t-il les millions de personne qui roulent dans des montures, fumantes ou pas, bien plus modestes et qui n’ont pas la chance comme les « métrosexuels urbains éduqués et/ou friqués » (cà date un peu je sais) de disposer de toute la panoplie des modes de transport à dispositions des citadins (je ne donnerai pas d’exemple pour éviter de « stigmatiser ») que nous connaissons tous … Faut sortir un peu …. !

Quant à la connaissance ou la maîtrise du TCO du véhicule familial … vaste sujet … Parlez en donc à Jean Claude PUERTO qui a eu quelques idées à ce propos …!
ADEAIRIX, Le mercredi 24 juillet 2019

@Yaa et @ADEAIRIX: j'essaie de construire des phrases, de travailler ma ponctuation, de créer des paragraphes avec une certaine unité. Vous vous les découpez, pour analyser chaque subordonnée en absolu hors de son contexte. On ne peut pas avoir un débat si vous regardez chaque arbre sans regarder la forêt.
Le pire c'est qu'on est d'accord sur une bonne moitié des sujets, mais vous arrivez quand même à m'en faire le procès.
Arnaud C., Le jeudi 25 juillet 2019

La France, c'est 1% des émissions de CO2 sur notre sol. Combien pour tout ce qu'on importe (fabrication et transport) ?
Pour revenir au sujet, l'automobile est à l'image de notre société du toujours plus. Prenez n'importe quelle voiture et mettez les équipements dans la case sécurité ou confort, et regardez qu'elle case a la liste la plus longue. Après, puisque les constructeurs se gargariser de ventes plus importantes en nombre dans les niveaux 3 et 4 d'équipements, c'est bien qu'il y a de la demande pour tous ces équipements. A moins que les niveaux 1 et 2 évitent sciemment certains équipements pour forcer la main à passer au niveau 3 au moins.
Quant à l'usage de la voiture, tout a été fait depuis 40 ans pour nous pousser à en posséder et à s'en servir. Les nouvelles réglementations sur les émissions de CO2 des VN, et au delà du fait qu'elles ne font que déplacer le PV de l'émission de CO2 à la production de l'électricité, continuent de nous encourager à fonctionner pareil (seul le moteur change, pas l'usage de la bagnole). Alors que ce sont nos comportements qu'il faudrait modifier. Le VE résoudra t il la congestion automobile ? Que nenni !
JL S, Le lundi 05 août 2019



Garac : 13 stagiaires sur 16 signent un CDI en concession VGF à l’issue de leur CQP
Nissan s'apprête à annoncer plus de 10 000 suppressions d'emplois



Copyright © 2019 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017