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Mouvements - 29/11/2017

Toyota fait voler en éclat tous les usages dans un remaniement spectaculaire de son management

Pour Toyota, c’est "maintenant ou jamais" que tout se joue. Le constructeur japonais qui a entamé depuis 2015 une révolution culturelle dans ses pratiques managériales va au bout de sa démarche avec un nouvel organigramme au 1er janvier prochain.

Quitte à casser les codes, autant aller jusqu’au bout. C’est un peu ce qui se passe dans le remaniement de son staff que Toyota a annoncé ce mardi 28 novembre.
Pour commencer, les nominations prennent effet au 1er janvier prochain et non le 1er avril comme d’habitude, date calée sur le début d’exercice fiscal.
Lorsque nous l’avions rencontré en mars de cette année au salon de Genève, Didier Leroy, premier non japonais nommé à une fonction de vice-président exécutif en juin 2015 (et dont les fonctions ne changent pas dans cette vague de nomination *) nous avait expliqué que Toyota était dans "une logique de prise de responsabilités où les missions et les couvertures de responsabilités sont très claires". Dans cette optique, il nous avait expliqué que pour relever les défis qui demandent une nouvelle manière de penser et d’agir, Toyota devait mettre en place une nouvelle génération de dirigeants capables de prendre des décisions et d’agir rapidement.
On retrouve dans le remaniement annoncé hier la logique qu'il nous avait décrite. On la retrouve également dans les propos imprégnés de l’urgence du président de Toyota Motor Corporation, Akio Toyoda : "Une bataille cruciale a commencé - pas celle de gagner ou de perdre, mais celle de survivre ou de mourir", a-t-il dit. "L’industrie automobile est entrée dans une ère de transformation profonde, de celles que l’on ne voit qu’une fois tous les 100 ans. Sur les 100 prochaines années, il n’y a aucune garantie que les constructeurs automobiles continuent de jouer les premiers rôles dans la mobilité", a dit Akio Toyoda.
C’est donc "maintenant ou jamais" qu’il faut appréhender ces changements pour répondre aux nouvelles exigences en matière d'électrification, de conduite autonome et de connectivité sans perdre de temps.
Pour être du côté des vainqueurs, le constructeur n’a donc pas hésité à faire fi de quelques principes comme celui de l’avancement à l’ancienneté et au mérite, et à ouvrir des postes d’exécutif à des jeunes ou des recrutements externes pour réussir la mutation de l’entreprise. "Ce changement inclut la nomination de personnes ayant un haut niveau d'expertise, peu importe le temps passé avec l'entreprise ou l'âge et avec l’objectif d'avoir les bonnes personnes aux bons endroits", a dit le président de TMC.
Dans ce nouvel organigramme on compte donc 14 départs au niveau du top management dont un des quatre executive vice presidents  (Osamu Nagata, en charge des finances), un tiers des senior managing officers (6 sur 17) et un quart des managing officers (7 sur 29).
Il y a aussi l’arrivée de sang neuf venus de la filiale équipementière avec Koji Kobayashi (actuellement chairman de Denso) et nommé executive vice president  avec les fonctions de chief financial officer (soit en remplacement de Osamu Nagata) et la fonction nouvelle de chief risk officer. Il y a aussi l’arrivée de Toshimitsu Imai actuellement executive officer de Toyota Tsusho Corporation et qui sera CEO de la région Afrique. Gill A. Pratt, actuellement CEO du Toyota Research Institute, conserve cette fonction et prend en plus celle de "fellow", soit un rang équivalent à celui de executive vice president sur la R&D avancé et l'ingénierie.
Question féminisation de ses équipes, Toyota (comme l’ensemble des entreprises japonaises) est encore loin du compte avec une seule femme dans cette série de nomination avec l’arrivée de Chika Kako au poste de executive vice president à Lexus International Co. Elle a été la première femme ingénieur en chef  chez Lexus.
Deux non-japonais font leur entrée : Simon Humphries actuellement directeur général de Toyota Europe Design Development nommé executive general manager en charge du design avancé et Michael Sweers qui conserve ses fonctions d’ingénieur en chef  chez Toyota Motor North America et sera nommé executive general manager.
Au total, Toyota a procédé dans cette vague de nomination à 56 promotions et 121 transferts au sein du top management.
Florence Lagarde

(*) Didier Leroy, numéro 2 de Toyota, a en charge la direction "Business planning et opération" sur l'ensemble du périmètre de Toyota depuis avril 2017, fonction qu'il cumule avec la responsabilité de la compétitivité.

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Réactions

«En suivant le chemin qui s’appelle plus tard, nous arrivons sur la place qui s’appelle jamais »
Senèque
Jean-Michel CAVRET, Le mercredi 29 novembre 2017

Ne remets jamais à demain ce que tu peux faire après-demain..
;0)
Lucos, Le mercredi 29 novembre 2017

M Toyoda est le patron qui se lève le plus tôt au Monde,malgré ses yeux bridés ils les braquent sur l'horizon et j'approuve sa clairvoyance.
Je n'ai pas le temps de temps relire mais il me semble que ceci vient en contre avec l'interview de M Rakoto,quand à la place de la femme chez Toy oû partout ailleurs dans l'archipel ,Marlène Schiappa ferait une syncope lâ bas.
Le 21 ieme siecle và être passionnant de nouvelles révolutions sont en cours,bonne chance au jeunes.
alain boise, Le mercredi 29 novembre 2017

Promis je n'écris plus si je retrouve pas mes lunettes avant,pour 2018 pourrions nous avoir la possibilité de nous relire svp avant d'appuyer sur le bouton fatal cher au couillon avec la coupe bien dégagé derriere les oreilles.
alain boise, Le mercredi 29 novembre 2017

Puisque c'est la matinée des citations, il y a aussi : If you fail to plan, you plan to fail.
Bon, je vais me recoucher.
Bruno HAAS, Le mercredi 29 novembre 2017

Et la version des Shadocks à appliquer sans modération :
S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème...
;0)
Luc os, Le mercredi 29 novembre 2017

Et une que j'adore : chercher à comprendre, c'est commencer à désobéir (apprise au cours de mon service militaire)
Toujours au service militaire, deux autres :
A l'Armée, il n'y a rien à faire, mais on se lève très tôt pour le faire
Pisser sans péter, c'est comme défiler sans fanfare.
Je re retourne me coucher
Bruno HAAS, Le mercredi 29 novembre 2017

Pas très incisifs, les commentateurs ce matin : serait-ce le froid ? Moi, pour une grande révolution, je la trouve plutôt timide. Pas sûr que ça change grand chose au final. Quand on voit ce qui s'est passé dans d'autres groupes mondiaux où les étrangers au pays d'origine sont quasiment devenue majoritaires dans l'exécutif à (presque) tous le niveaux et la place des femmes a significativement grandi, on se dit qu'il y a encore du boulot aux pays des puceaux de 35 ans !
Sniper, Le mercredi 29 novembre 2017

Révolution ? Alors elle est dans l'annonce de la disparition des moteurs à explosion et de l'arrêt de l'utilisation des énergies fossiles.
"Cerise" sur le gâteau, c'est la question de la mobilité physique personnelle et collective qui est en jeu.
L'avenir est-il dans le seul "déplacement numérique" ?
pierre aimar, Le mercredi 29 novembre 2017

pas sûr qu'il y ait une telle révolution.
C'est exagéré.
Il y a toujours eu une évolution constante avec quelues poussées réglementaires et d'innovation.
En 1983 nous parlions déjà de vendre de la mobilité et plus des voitures.
34 ans après...
On vend encore de caisses...
Quant au déplacement numérique il ramène encore et toujours à un raisonnement de phio : pourqoi se déplace-t-on comme cela et autant ??
Luc os, Le mercredi 29 novembre 2017



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