Recevez chaque jour la lettre
d'actualité d'autoactu.com :
Inscrivez-vous
GRATUITEMENT !

Déjà inscrit : connectez-vous

Statistiques

Offres d'emploi

Exclusif !

Déjà inscrit ? Identifiez-vous pour
profiter pleinement d'autoactu.com
Recevez GRATUITEMENT chaque jour la lettre d'actualité d'autoactu.com
envoyer par email
Autour de l'auto - 29/07/2019

Sécurité routière : accros aux smartphones, les Français favorables à un durcissement des sanctions

(AFP) - Conscients du danger mais accros à leur smartphone, trois quarts des Français (76%) estiment qu'un durcissement des sanctions est la solution la plus dissuasive pour les empêcher d'utiliser leur téléphone au volant, selon une étude Harris Interactive pour l'Association des sociétés d'autoroutes (ASFA) publiée vendredi.

Le téléphone au volant est un danger, les Français le savent bien. Invités à classer les facteurs d'accidents sur une échelle de 1 à 10, les automobilistes citent l'utilisation du téléphone au volant parmi les plus dangereux (8,4), juste derrière l'alcoolémie (8,5) et devant la drogue et les médicaments (8,3), la fatigue et la somnolence (8,3) ou la vitesse (7,8).
Mais l'addiction est plus forte: 31% des Français -et 41% des moins de 35 ans- disent ne pas pouvoir se passer de leur téléphone plus d'une heure.
Plus de quatre sur dix (41%) avouent interagir avec leur téléphone sur l'autoroute, sans toutefois le prendre en main, et 37% l'utilisent en le tenant. Des proportions qui explosent de manière inquiétante chez les moins de 35 ans, respectivement à 69% et 61%.
"Un tel degré d'addiction est étonnant (...) Que les gens utilisent leur téléphone, malheureusement on s'en doutait. Mais qu'ils soient conscients du danger et qu'ils continuent à l'utiliser dans ces proportions, c'est une contradiction spectaculaire", relève Christophe Boutin, directeur général de l'ASFA qui regroupe les 22 concessionnaires et exploitants gérant 9 174 des 12 000 kilomètres d'autoroutes françaises.
L'effet générationnel ajoute à l'inquiétude. "Si les jeunes, qui représentent aujourd'hui que 18% des utilisateurs de l'autoroute, ont ce comportement, ça veut dire que demain la majorité des conducteurs auront ce comportement. C'est très préoccupant", souligne C. Boutin.
Aveu ultime d'addiction, trois Français sur quatre estiment que le meilleur moyen d'enrayer cette pratique est de la punir plus sévèrement (76%) ou de mettre en place des règles plus strictes (75%). "C'est rare en sécurité routière que des Français demandent des sanctions plus sévères. Généralement, le mouvement est plutôt inverse", s'étonne Christophe Boutin.
Le gouvernement a déjà annoncé son intention de renforcer l'arsenal répressif. Un article de la Loi d'orientation des mobilités (LOM), actuellement en débat au Parlement, permettra aux forces de l'ordre de suspendre le permis d'un automobiliste qui commet une infraction tout en utilisant son téléphone portable.
"C'est totalement insuffisant", selon Jehanne Collard, avocate spécialisée dans la défense des victimes de la route. "Comme pour l'alcool et la drogue, on doit sanctionner l'usage du portable par des peines de prison alourdies quand il fait des morts ou des blessés sur la route", a-t-elle réagi dans un communiqué.
L'usage simple du téléphone au volant, tenu en main ou avec oreillette, casque ou kit mains libres, est, lui, puni d'une amende de 135 € et d'un retrait de trois points.
Étude réalisée en ligne du 12 au 19 octobre 2018 auprès d'un échantillon de 1 500 personnes représentatif des Français âgés de 18 et et plus, selon la méthode des quotas. 
AFP

Partagez cet article :

Réactions

Je vous le disais, ne cherchez pas à inventer la voiture connectée qu'aucun client demande aujourd'hui, mettez 4 roues aux smartphones...
;0)
Lucos, Le lundi 29 juillet 2019

Je ne suis pas un addict, mais pourquoi l’utilisation d'une application GPS serait sanctionnable sous prétexte que c'est sur le téléphone, alors que utiliser son TomTom ou Garmin voire l'autoradio qui est lui même un écran de nos jours et qu'il faut manipuler de la même façon ne le soit pas ?
Frederic, Le lundi 29 juillet 2019

Les études sur le sujet montrent que le PB de perte d'attention vient principalement dès qu'il y a une communication bilatérale, donc un appel/discussion, et qu'à ce moment là le conducteur qu'il soit en main libre ou pas, perd toute son attention sur ce qui se passe dans son environnement extérieur et privilégie gravement la discussion.
Les films de ces études montrent par ailleurs que la tête des conducteurs devient à ce moment fixe et ne regarde plus que vers l'avant sans tenir compte du reste.
Donc main libre ou pas même PB, le téléphone tenu à la main ajoutant une dimension supplémentaire de risque en limitant la manipulation mécanique de la voiture.
S'il on est logique il faudrait en fait interdire totalement le tél à bord des véhicules.
Pour les GPS et le reste et à part la tenue en main d'un téléphone il n'y a pas de communication bilatérale et le conducteur peux lâcher à tout instant ses manipulations pour les reprendre plus tard, il n'y a pas d'attente humaine en face.
Reste des bémols concernant la saisie des adresses en manuel en roulant qui sont normalement plus que limite.
Vaste sujet avec un frein social majeur et pire pour les addicts du smartphone..
;0)
Lucos, Le lundi 29 juillet 2019

Oui bien d'accord avec vous Lucos.
Sauf que ce WE l'exemple que nos journaux TV montraient, en tant que mauvais exemple, était un gars qui était dans un bouchon et qui regardait sur Waze comme il pouvait gagner du temps. Et bim il se fait toper.
Il aurait fait la même manip sur un GPS, on ne lui aurait rien dit.
De la même manière sur la partie musique, zapper de radio sur son autoradio tout tactile en se baladant dans les menus est parfaitement autorisé alors que zapper de titre sur Spotify sera réprimandé.
Frederic, Le lundi 29 juillet 2019

Comme quoi une clarification s'impose !
Néanmoins l'activité principalement dangereuse est le SMS en roulant et très répandu.
Voiture qui louvoie, SMS qu'on envoie...
;0)
Lucos, Le lundi 29 juillet 2019

… En dépit de Maître COLLARD … Plus que des peines alourdies en cas d'accident gravissime c'est la systématisation des amendes qui fera évoluer les pratiques … Si les radars tourelles ont un intérêt, il y a au moins celui là car "faut plus trop compter sur la police de la route" et pourtant …

Lucos pointe le danger des communications téléphoniques avec du matériel portatif ou embarqué au travers des études menées (y compris par Toto plus ...) … Les faits sont là !
ADEAIRIX , Le lundi 29 juillet 2019

Pas sûr que l'aggravation des peines change quelque chose au regard de ce qui se passe avec l'alcool depuis tant d'années.
La répression sera forcément technologique et l'idée de big gouvernement avec les voitures connectées est bien de surveiller tout ceci en live dans le futur..
;0)
Lucos, Le lundi 29 juillet 2019

Collard… Non mais Allo quoi !
;0)
Lucos, Le lundi 29 juillet 2019



La citadine légère et électrique, c’est possible avec le "48 volts", assure Jacques Aschenbroich, PDG de Valeo
Jean-Christophe Quemard nommé directeur qualité du groupe PSA



Copyright © 2019 AUTOACTU.COM - Tous droits réservés
autoactu.com - 3 avenue des Pavillons, 92270 Bois-Colombes - Siret : 479 660 235 00017