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Constructeurs - 23/01/2019

Objectifs CO2 en 2030 : on connaît la liste des pays qui compteront "presque double" pour les "Zlev"

La semaine dernière le Conseil de l’Union européenne a validé le compromis obtenu en décembre sur la réglementation des émissions de CO2 des voitures et camionnettes pour les années 2025 et 2030. Le texte modifie les critères de sélection des pays où les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables compteront plus dans le cadre du facteur "Zlev".

Après le compromis du 18 décembre dernier obtenu entre les trois institutions européennes (Commission, Parlement, Conseil de l’UE) sur la réglementation des émissions de CO2 des voitures et camionnettes pour les années 2025 et 2030, la procédure législative suit son cours.

La semaine dernière les ministres des Etats membres ont adopté les derniers aménagements et le texte publié par le Conseil de l’Union européenne le 17 janvier est désormais quasiment définitif. Il a d’ailleurs été adopté sous cette forme, hier mardi 22 janvier. par la commission environnement du Parlement européen qui a le lead sur ce sujet. Il devrait être formellement adopté par le Parlement en plénière probablement en mars.

Quatorze pays où les "Zlev" compteront plus
Pour compenser des objectifs de réduction très sévères par rapport à 2021 (-15% en 2025 pour les voitures et camionnettes, -37,5% en 2030 pour les voitures, -31% en 2030 pour les camionnettes), le texte comporte plusieurs mécanismes qui permettent de tenir compte de certaines réalités du marché.
Parmi ces aménagements, il y a une surpondération des ventes de véhicules à faibles émissions ("Zlev" pour "zero and low emission vehicle" *) immatriculés dans les pays où leur pénétration est inférieure à 60% de la moyenne de l’UE.
Dans le compromis adopté en décembre, les pays devaient être identifiés sur la base des immatriculations de 2021, ce qui rendait incertaine la liste jusqu’en 2022. Finalement, ce sont les immatriculations de 2017 qui seront utilisées et on connait donc la liste de ces pays. En 2017, la part des "Zlev" sur les 28 pays de l’Union européenne était de 1,27% avec un écart allant de 0,05% (en Croatie) à 5,2% (en Suède) et la barre de 60% se situe donc à 0,76%.
Le Conseil de l’UE a en plus limité cette disposition aux plus petits marchés et a exclu ceux où le nombre de véhicules "Zlev" avait dépassé 1 000 immatriculations en 2017, ce qui a permis de sortir de la liste le Danemark (0,52% de Zlev avec 1 148 immatriculations), l’Espagne (0,52%, 6 695 immatriculations) et l’Italie IT (0,11%, 2 147 immatriculations). 
Cela donne une liste de 14 pays où les "Zlev" compteront plus : Irlande, Bulgarie, Slovénie, Slovaquie, Lettonie, Malte, Lituanie, Roumanie, Pologne, Estonie, République tchèque, Grèce, Chypre, Croatie. Ces pays représentent 8,55% des immatriculations de l'UE de 2017.
La part des "Zlev" ne sera donc pas majorée pour les immatriculations des pays suivants : Suède (5,2% de Zlev), Pays-Bas (2,24%), Finlande (1,98%), Autriche (1,82%), Royaume-Uni (1,78%), Luxembourg (1,72%), Belgique (1,70%), Portugal (1,68%), France (1,51%), Allemagne (1,41%), Hongrie (0,94%), Danemark, Espagne et Italie.

A quoi sert la comptabilisation des "Zlev" ?
La réglementation introduit la possibilité pour chaque constructeur d'avoir un objectif CO2 spécifique moins sévère (et donc plus élevé) si la part de véhicules à faibles émissions de CO2 dans ses ventes dépasse un certain seuil en 2025 et 2030.
Ce niveau minimum de "Zlev" (ou "benchmark" dans le jargon des institutions européennes) sera de 15% de leurs ventes pour les années 2025 à 2029 (pour les voitures et camionnettes) et de 35% (ou 30% pour les camionnettes) à partir de 2030.
Par exemple, en 2025 si le constructeur atteint 17% de "ZLEV", il aura un "facteur Zlev" de 1,02 et une hausse de son objectif de 2%. La bonification peut aller jusqu’à 5%. Ce maximum est atteint quand le constructeur a 20% de "ZLEV" dans ses ventes.
Par exemple, pour un constructeur dont l’objectif spécifique de CO2 est de 82g/km, si la part des véhicules à faibles émissions dans ses immatriculations (nombre de "Zlev") atteint 20%, son objectif spécifique sera de 86,1g (soit un moindre effort de réduction sur ses moteurs thermiques).
En revanche, si le constructeur est en dessous de 15%, il n’y aura pas de pénalité (comme le voulait le Parlement) et son objectif spécifique restera inchangé.

Comment est calculée la part des "Zlev" ?
Pour compter les véhicules à faibles émissions de chaque constructeur, le texte a défini une formule appelée "Zlev spécifique".
Cette formule n’est pas la même pour les voitures et les camionnettes : les hybrides sont surpondérés pour les voitures (avec un coefficient 0,7 dans la formule) par rapport aux camionnettes.

Dans les deux cas, cette formule permet de tenir compte des ventes d’hybrides rechargeables en fonction de leurs émissions de CO2 pour l’atteinte du "benchmark". 
Dans cette formule chaque véhicule électrique est compté pour 1 (émission de CO2 à zéro) et les véhicules hybrides rechargeables sont comptés en quelque sorte pour une part de véhicule électrique.
Un hybride rechargeable dont les émissions de CO2 sont de 25g/km comptera 0,65 voiture électrique (0,5 pour les camionnettes), si ses émissions de CO2 sont de 50g/gm, il comptera pour 0,3 voiture électrique (il ne sera pas pris en compte pour les camionnettes).
Ces chiffres seront donc majorés dans les 14 pays où les ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables sont inférieurs à 60% de la moyenne de l’UE par un coefficient de 1,85.
Ainsi, dans ces pays, un véhicule électrique comptera pour 1,85 VE. Par exemple, un véhicule dont les émissions de CO2 sont de 32g/km comptera pour un VE et le véhicule dont les émissions de CO2 sont de 50g/km comptera pour 0,555 VE.
Florence Lagarde

(*) Les "Zlev" sont les véhicules dont les émissions de CO2 sont entre 0 et 50g/km en norme NEDC.

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Réactions

L'avenir automobile appartient à ceux qui Zlev tôt...
;0)
Luc Os, Le mercredi 23 janvier 2019

Trop fort le conseil,il me semblait que le Français était une langue officielle et en plus les Anglais sont partis,c’est pas les Irlandais qui vont nous l’imposer leur langue imposée elle même par l’occupant Britannique.
alain boise, Le mercredi 23 janvier 2019

Plus sérieusement, voilà de nouveau une belle usine à gaz pour contenter tout le monde en créant une égalité inégale mais légale.
Ce n'est pas la bonne méthode et l'évolution à marche forcée (à la chinoise ?) reste quand même une solution rapide et surtout SIMPLE.
Un même objectif de CO² commun pour tous et sans tenir compte du poids des véhicules pour faire plaisir au lobby automobile allemand, est la solution.
;0)
Luc Os, Le mercredi 23 janvier 2019

Après quelques tentatives passées … Vive le Luc Os nouv Os
;0)
Pour la suppression du paramètre "poids" pour la définition des objectifs CO2 … Vous avez diablement raison … Pardi !
"On" a mis un cabinet de chasse sur le coup pour trouver le profil qui va l'imposer à nos z'amis allemand …
Pour l'instant … Ils cherchent … surtout !
Un Os à ronger ?
;0)
ADEAIRIX , Le mercredi 23 janvier 2019

Bof...c'est nul.
Jo Duchene, Le mercredi 23 janvier 2019

Arrêtons cette hystérie : L'Europe va détruire ce qui lui reste d'industrie automobile et ouvrir toute grande la porte aux produits médiocres importés d'Asie si on ne met pas un frein définitif à cette idéologie qui concentre toutes les responsabilités des émissions de CO2 sur l'automobile.

Regardons le laxisme de l'Europe pour les émetteurs de CO2 qui représentent plus de 70% du total des émissions: les centrales électriques, l'industrie, le chauffage immobilier, l'agriculture, les transports maritimes, ferroviaires ( eh Oui ! ) etc.....

Après le textile ( années 70-80), l'électronique (80-2020), le ferroviaire ( voir les articles Alstom/Siemens contre CRRC depuis 2015 ), l'industrie photovoltaïque, la pharmacie bientôt, l'industrie des batteries Lithium, des écrans plats et dans mon domaine : des machines outils, des ordinateurs, des prestations de service SAP, la décennie 202x sera celle de la chute des (encore) solides constructeurs automobiles européens, si une décision ferme n'est pas prise.

Je déteste faire une comparaison avec les USA et son actuel Président impitoyable et imprévisible mais je me fais beaucoup plus de soucis pour l'économie européenne et son industrie exposée à tous les risques économiques. Parmi eux, le risque économique que représente l'idéologie écologique me semble le plus grave.
Je vais sans doute faire hurler certains. Rendez-vous..... dans cinq ans.
Joran Namet, Le mercredi 23 janvier 2019

Arrêtons cette hystérie : L'Europe va détruire ce qui lui reste d'industrie automobile et ouvrir toute grande la porte aux produits médiocres importés d'Asie si on ne met pas un frein définitif à cette idéologie qui concentre toutes les responsabilités des émissions de CO2 sur l'automobile.

Regardons le laxisme de l'Europe pour les émetteurs de CO2 qui représentent plus de 70% du total des émissions: les centrales électriques, l'industrie, le chauffage immobilier, l'agriculture, les transports maritimes, ferroviaires ( eh Oui ! ) etc.....

Après le textile ( années 70-80), l'électronique (80-2020), le ferroviaire ( voir les articles Alstom/Siemens contre CRRC depuis 2015 ), l'industrie photovoltaïque, la pharmacie bientôt, l'industrie des batteries Lithium, des écrans plats et dans mon domaine : des machines outils, des ordinateurs, des prestations de service SAP, la décennie 202x sera celle de la chute des (encore) solides constructeurs automobiles européens, si une décision ferme n'est pas prise.

Je déteste faire une comparaison avec les USA et son actuel Président impitoyable et imprévisible mais je me fais beaucoup plus de soucis pour l'économie européenne et son industrie exposée à tous les risques économiques. Parmi eux, le risque économique que représente l'idéologie écologique me semble le plus grave.
Je vais sans doute faire hurler certains. Rendez-vous..... dans cinq ans.
Joran Namet, Le mercredi 23 janvier 2019

L'écologie écrase tout à son passage c’est connu ...mais cela dépend si on est riche ou pour commencer pauvre...puis ce sera le tour des classes moyennes ! C'est a dictature écologique.et je tremble déjà...vite des barricades
Les riches ne demandent rien et ne se plaignent pas...ouf eux ils sont polis aux moins et se contentent de peu.
Par exemple si comme au Japon on interdit de commander une voiture à peu près la taille d'une Fiat 500 X et pas plus...si on a pas un garage...c'est cuit pas de voiture...ah putaing la faute aux khmers écolos japonais.
Joran dans cinq ans nous serons au même point exactement...car en matière de voitures tous les constructeurs son en train de faire des mise en production pour ce que sera vendu dans cinq ans !
L'écologie a dans le cul encore pour ce coup-ci !!
J'espère que vous êtes content !
Jo Duchene, Le mercredi 23 janvier 2019

L’écologie n’a rien à voir concernant le stationnement; Tokyoïte,juste un problème de place et souvent deux sur la même place avec un astucieux système comme à NY,la place manque partout !
alain boise, Le mercredi 23 janvier 2019

C’est cela monsieur, rien à voir avec l’écologie... bien sur!!
Je vois des écologistes partout... booouh, fait moi peur!
Jo Duchene, Le mercredi 23 janvier 2019

Voilà ,vous voyez que vous arrivez à répondre sans insulter,encore un effort et nous pourrons débattre,merci
alain boise, Le mercredi 23 janvier 2019

D'accord avec Jo
BAOUH j'ai trop peur !
Pfff...
;)
Luc os, Le mercredi 23 janvier 2019

Vous sentez vous plus forts à deux?
alain boise, Le mercredi 23 janvier 2019



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