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Constructeurs - 25/07/2019

Magna et BAIC créent leur co-entreprise de production de véhicules électriques en Chine

Magna et BAIC se sont associés dans une co-entreprise chinoise pour développer et fabriquer des véhicules électriques en Chine, pour la marque Arcfox mais aussi pour le compte d'autres constructeurs intéressés par la plateforme.

L’équipementier Magna, le groupe chinois BAIC et le gouvernement de Zhenjiang ont signé hier un accord-cadre régissant leur entreprise commune de fabrication de véhicules électriques qui sera implantée à Zhenjiang, en Chine. L’accord devrait être finalisée au quatrième trimestre 2019, après l’aval des autorités, pour un début de production de modèles pour la marque Arcfox, appartenant à BAIC, à la fin de 2020. La coentreprise, dotée d’une capacité de 180 000 véhicules par an, sera également capable de développer et de fabriquer des véhicules électriques pour le compte d’autres clients.
Magna et BAIC ont déjà ouvert en janvier dernier un centre d’ingénierie commun à Zhenjiang chargé de développer leur plateforme de nouvelle génération pour véhicules électriques. Comptant 420 salariés, ce centre pourra également proposer ses services d’ingénierie à des clients tiers.
Magna et BAIC ont également débuté les travaux de construction d’un nouveau centre d’essai qui devrait être opérationnel en septembre prochain.
En 2017, les ventes annuelles de véhicules électriques du groupe BAIC ont dépassé les 100 000 unités, ce qui en fait le leader sur son marché national depuis cinq années consécutives.
Partenaire stratégique du groupe Daimler, dans lequel il vient de prendre une participation d'environ 5%, BAIC construit également une usine d'assemblage en Chine dédiée aux Mercedes électriques.
Xavier Champagne

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Réactions

Le monde industriel automobile est bien différent de ce qu'il est décrit dans la plupart des médias, y compris certains médias professionnels.

Il faut savoir que depuis environ trente ans, le constructeur que appose sa marque derrière son véhicule n'apporte que 30 à 40% de la valeur ajoutée au véhicule.
Cette valeur a tendance à diminuer encore chez les constructeurs français qui ne gardent plus que l'assemblage final, quelques pièces rares de mécanique, le marketing et les frais de commercialisation.

La majeure valeur des véhicules est répartie chez les sous-traitants dont certains sont capables de réaliser presque la totalité des pièces entrant dans un véhicule ( bien sûr ces pièces sont livrées pour différents constructeurs ).
C'est le cas de MAGNA: qui produit des pièces embouties; réalise le ferrage et l'assemblage final de plusieurs modèles mais est capable également d'en réaliser la conception et l'industrialisation.

Je suis persuadé que l'industrie automobile mondiale va se développer en ce sens, avec la construction d'usines de production dans les pays à bas salaires.
Ce n'est pas uniquement la fabrication mais aussi la conception qui suivra ce mouvement. L'industrie allemande a bien compris: elle organise et développe ses produits novateurs dans ses propres laboratoires, pour les faire fabriquer ensuite selon ses processus et exigences de qualité dans des usines à taux de MO bien moins élevée.
C'est le cas de SMART à Hambach, conçue à Stuttgart mais fabriquée dans une usine française proche des anciennes mines de charbon de Lorraine. Le lieu avait été choisi début 1990 pour redévelopper l'activité salariée de cette région.
Le cas aussi du Porche CAYENNE dont les emboutis proviennent de Slovaquie puis est assemblée à Leipzig ( région à relatif bas salaire de l'ex DDR ) mais la conception est réalisée par les équipes de Stuttgart.
D'autres exemples comme L'AUDI Q3, la Meganne fabriqués en Espagne.
Quant aux clio, elle sont fabriquées en Turquie et Slovénie avec des pièces ( moteur/transmission) provenant de nombreux pays . La part française est très faible, pour les pièces physiques mais aussi pour leur conception et la fabrication des outillages et moules qui est largement sous-traitée.

Ces indications et quelques exemples montrent ce qu'est devenue l'industrie automobile: une activité globalisée sous l'effet des réduction des frais de transport mais aussi de la facilité de communiquer sur notre planète pour concevoir à distance avec des outils comme le PLM. D'autres industries profitent de cela pour se développer sur notre petite planète.

A terme, les pays qui sauront proposer à la fois des conditions de salaire, de compétence des employés, une fiscalité équilibré, des infrastructures de communication et bien sûr une stabilité politique seront les vrais gagnants.

En bref, c'est une compétition mondialisée pour laquelle la France est malheureusement assez mal positionnée, cent ans après avoir été de loin la plus dynamique.
Smarter, Le jeudi 25 juillet 2019



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