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Marchés - 07/12/2017

La Csiam milite pour une fiscalité automobile cohérente et compréhensible

La Csiam demande au Gouvernement d’adopter une position lisible sur le long terme en matière de fiscalité environnementale.

La Chambre Syndicale de l'Automobile et du Motocycle (Csiam) a exprimé son inquiétude face à la fiscalité environnementale automobile qu'elle juge "inextricable et destructrice de valeur ajoutée" : "D'un côté, explique Philippe Geffroy, président de la branche VP de la Csiam, le gouvernement veut bannir le Diesel des villes - dès 2024 à Paris - et favorise l’essence à travers la vignette Crit’air, dégradant du même coup la valeur de revente future des véhicules Diesel. Mais de l’autre, il continue à inciter l’achat de Diesel à travers une nouvelle sévérisation du malus".
Résultat : les consommateurs ne savent plus quoi acheter et sont totalement perdus. "Avec la prime à la conversion - qui est une excellente mesure car retire de la circulation les véhicules anciens les plus polluants – le client est encouragé à changer de véhicule mais il est découragé par le malus sur son futur véhicule. La Csiam demande une fiscalité environnementale cohérente et compréhensible, s'inscrivant dans une trajectoire de long terme prévisible, permettant d'éclairer le choix des consommateurs".
Quant aux constructeurs, si les ventes de Diesel continuent de fondre sur le rythme actuel, ils ne pourront pas atteindre le niveau moyen de 95 g de CO2 d’ici 2020,  d’autant que les nouveaux tests WLTP vont donner des émissions de l’ordre de 20 à 50% plus élevés qu’avec le test précédent. "Aujourd’hui, on ne sait pas encore comment sera opéré ce nouveau test pour les véhicules hybrides", s’inquiète le président. De nombreux constructeurs semblent désormais tout miser sur l'électrique pour atteindre cet objectif de 95 g mais la Csiam est moins enthousiaste : "Renault a fait cavalier seul auprès du Gouvernement pour obtenir ce qu’il voulait sur l’électrique, sans consultation préalable des autres constructeurs. Pour notre part, nous demandons aux autorités politiques d’adopter une position de neutralité technologique et de s’intéresser à l'impact écologique global des véhicules du puits à son recyclage", conclut Philippe Geffroy.
Xavier Champagne

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Réactions

Il conviendrait également de songer à revoir le barème des IK (indemnités kilométriques) qui calcule le coût déductible des déplacements sur la base de la puissance fiscale sans tenir compte du prix élevé d'achat - ainsi, les travailleurs indépendants ne sont pas incités à acheter un véhicule propre (électrique ou hybride), la puissance fiscale étant de 1CV (Zoe) à 4CV (Prius) contre 6 à 7 CV pour une voiture technique
Loïc SERREAU, Le jeudi 07 décembre 2017

Le malus , comme la vignette "15 CV" des années 80 a fait beaucoup de dégats dans le secteur automobile français.

Pourquoi ne voit-on plus de véhicule français circulant en Allemagne? Pour leurs défauts de qualité ? Pas (plus) du tout, mais bien parce qu'ils correspondent à un marché français qui a banni ce qui est une des qualités des véhicules allemands : une puissance raisonnable et non un véhicule lourd sous-motorisé.

Les IK se basent sur un véhicule de 7CV ( au dessus ce n'est plus pris en compte par le fisc ) . Pour se faire rembourser ses frais sans perdre trop d'argent, il faut donc un véhicule très peu puissant et peu technologique....Dacia est la solution. Le seul problème est qu'à ce jeu, nos fonctionnaires détruisent encore un peu plus l'industrie automobile nationale. Ce faisant, ils sont trop bien payés, bien plus qu'un ouvrier de Renault ou PSA qui va craindre pour son emploi à cause de ces mêmes fonctionnaires.
CR-Expert, Le jeudi 07 décembre 2017

A ajouter à ceci la débilité du malus 2018 sur les voitures d'occasion au dessus de 10CV.
Par exemple une voiture 15CV Euro 6 d'un an payera 1000 € de malus quand le "même modèle" Euro 5 payera 400 € et la version Euro 4 n'en payera plus du tout.
C'est logique : taxons fortement ceux qui polluent le moins...
Du grand art !
;0)
Lucos, Le jeudi 07 décembre 2017

Fiscalité cohérente et compréhensible... Vindieu ya du boulot.
La guerre est trop sérieuse pour être confiée à des militaires et la fiscalité beaucoup trop grave pour être confiée à des inspecteurs des finances issus de l'ENA ; malheureusement, c'est le cas.
Bruno HAAS, Le jeudi 07 décembre 2017



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