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Marchés - 12/08/2019

La hausse des émissions de CO2 de 2g/km en 2018 alarme les constructeurs européens

Article publié le 26/06/2019 -

A la suite de l’annonce officielle d’une hausse moyenne des émissions de CO2 des voitures et camionnettes en 2018, l’association européenne des constructeurs a mis en cause la baisse des ventes de véhicules Diesel. Elle s’alarme de la lenteur du développement des bornes de recharge.

A mesure que les échéances de 2020 et 2021 approchent la tension monte du côté des constructeurs. Depuis 2 ans, la moyenne des émissions de CO2 des ventes de véhicules particuliers a augmenté. Selon les données publiées par l’European Environment Agency (EEA) la moyenne 2018 (chiffres encore provisoires) s’établit à 120,4 g/km pour les voitures, soit une hausse de 2g/km en 1 an, pour les 28 pays membres de l’Union et l’Islande. En 2018, les émissions des camionnettes ont augmenté aussi (pour la première fois), là encore de 2g/km et la moyenne se situe à 158,1 g/km (pour un objectif à 147g).

Pour les VP, cela représente un écart considérable (25,4 g) avec l’objectif de 95 g/km que les constructeurs devront collectivement atteindre en 2020 (sur 95% des ventes) et 2021 (sur 100% des ventes).
Dans un communiqué diffusé hier, l’ACEA a rendu la baisse des ventes de Diesel responsable de cette évolution : "De toute évidence, il existe une corrélation entre les ventes de Diesel/essence et les émissions de CO2. En effet, les voitures à essence émettent plus de CO2 que les voitures Diesel équivalentes", écrit l’association.
En 2018, la baisse des ventes de Diesel qui s’est poursuivie a en effet essentiellement bénéficié aux ventes de véhicules essence. Il y a en effet eu 1,1 million de véhicules essence en plus (8,5 millions au total) et 1,2 million de Diesel en moins (sur un total de 5,4 millions). Dans le même temps, un peu moins de 302 000 voitures électrifiées (BEV et VHR) ont été vendues.
Pour respecter leurs objectifs à partir de l’an prochain les constructeurs devront massivement électrifier leurs ventes et s’inquiètent de sa faisabilité.
L’ACEA passe sous silence l’évolution des carrosseries qui en alourdissant les véhicules a aussi participé à cette augmentation des émissions de CO2.
L’European Environment Agency souligne ainsi que l’une des raisons de la hausse est "la part croissante des voitures à essence dans les nouvelles immatriculations, en particulier dans le segment des sport utility vehicle (SUV)".
"La majorité des nouveaux SUV vendus étaient à essence, avec des émissions moyennes de 133 g de CO2 / km, soit environ 13 g de CO2 / km de plus que les émissions moyennes des autres voitures à essence neuves", explique l’EEA.
L’EEA souligne également que la hausse des émissions pour les camionnettes est liée en partie à "l'augmentation de la masse, de la capacité du moteur et de la taille des véhicules".£
L’EEA donne le détail des émissions de CO2 pour les ventes de Diesel (121,5 g/km) et celles d’essence (123,4 g CO2/km). "La différence de 1,9 g de CO2 / km est la plus faible observée au cours des 5 dernières années", précise-t-elle.
Les constructeurs qui n’avaient pas anticipé que la baisse des ventes de Diesel pourrait être d’une telle ampleur sont pris de cours dans le développement d’offres de voitures électriques à batterie, hybrides rechargeables, hybrides, gaz naturel ou hydrogène. Ils sont contraints de faire l’effort d’investissement au moment même où vont tomber les pénalités.
"Dans le scénario actuel, la perspective d’amendes pour non-respect de l’objectif de CO2 en 2020/2021 est, à des degrés divers, un grave problème pour les constructeurs automobiles. Évidemment, le non-respect de ces objectifs ferait également peser un désavantage majeur sur les fabricants pour atteindre les objectifs de réduction de 2025 et 2030 fixés pour le CO2", s’inquiète l'ACEA.
"L'ACEA exhorte les 28 États membres de l'UE à investir davantage dans les bornes de recharge pour véhicules électriques et dans les postes de ravitaillement en carburant pour d'autres véhicules à moteur à propulsion alternative, en mettant en place des systèmes d'incitation significatifs et durables pour encourager davantage de consommateurs à les acheter", écrit l’association qui voudrait que ne soit pas abandonnée "la dernière génération de véhicules Diesel, qui non seulement émettent moins de CO2 que leurs équivalents essence, mais produisent également de faibles émissions de polluants sur les routes".
L’EEA estime également que pour atteindre "l’objectif de 2021 de 95 g de CO2/km, un déploiement beaucoup plus rapide des voitures à faibles émissions est nécessaire dans toute l'Europe".L’agence signale également que la comparaison entre les normes d'émission NEDC et WLTP sur environ 4,4 millions de voitures (environ 30% des nouvelles immatriculations) donne une moyenne 20% plus élevé pour la mesure WLTP que NEDC.
Florence Lagarde

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