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Analyse - 24/11/2017

Entre numéro d’équilibriste et art de la diversion, Tesla peut-il s’en sortir ?

La chronique de Bertrand Rakoto, analyste indépendant dans l’intelligence de marché. Après plusieurs années dans l’automobile, entre autres chez RL Polk, et après avoir eu un cabinet d’analyse en France (D3 intelligence) il est désormais basé aux Etats-Unis où il poursuit son activité depuis Detroit.

Elon Musk ne se donne plus aucun répit en termes de communication pour sauver Tesla. Après les pertes record du troisième trimestre et les problèmes de production pour la Model 3, Tesla a présenté la semaine dernière, un camion et un nouveau roadster. Le premier véhicule était attendu, le second beaucoup moins et pour cause, c’était un numéro de communication de la part de la marque californienne.
Malheureusement, c’était la tentative de trop et cette fois, les ficelles étaient trop grosses. Les problèmes de Tesla sont maintenant trop apparents et le talent de Musk ne suffit plus à camoufler les nombreux problèmes qui s’amoncèlent.
La fuite en avant continue puisque Tesla n’a plus d’autre choix que d’avancer pour ne pas vaciller. Près de 400 000 clients attendent leur Model 3 alors que les cadences peinent à monter et les véhicules sont souvent terminés en concession faute d’une chaîne logistique efficace et d’approvisionnements suffisants en sièges ou en écrans et parfois même en batteries puisque la Gigafactory serait elle-même en difficulté du point de vue de la production.

Une présentation controversée
Il aura fallu plus de 5 ans pour que la lune de miel avec les médias touche à sa fin. Peu de journalistes ont été dupes quand Tesla a voulu surprendre avec un roadster alors que les projecteurs étaient sensés être tournés vers le camion Tesla.
Depuis plusieurs mois, des photos circulaient sur le fameux camion en essai. Il vient donc d’être présenté au public. Mais, en réalité, peu de détails ont été révélés. Nous avons seulement appris que le véhicule serait équipé de roues indépendantes à l’arrière (architecture supposée éviter les accidents dus à la mise en portefeuille), qu’il s’agit d’un véhicule homologué en Classe 8 ce qui signifie qu’il est sensé pouvoir tracter des charges de plus de 15 tonnes. Enfin, il devrait pouvoir atteindre 96 km/h en 5 secondes et que l’autonomie serait de 800 km à pleine charge à vitesse stabilisée.
Rien de tout cela n’est précis, pas plus que le prix, estimé entre $150,000 et $200,000 si l’on en croit les objectifs de Tesla.

La charge maxi n’a pas été révélée et l’autonomie sur un cycle normal c’est-à-dire en comptant accélérations et mise en vitesse, de loin ce qui consomme le plus d’énergie. Les performances sont inutiles à moins de vouloir malmener le fret (il serait toutefois question de 20 secondes de 0 à 96 à pleine charge) et surtout le manque d’informations sur le prix laisse perplexe quand on sait l’importance des coûts d’utilisation pour tout transporteur.
Pourtant, le responsable du projet n’est pas novice en matière de poids lourds puisqu’avant d’entrer chez Tesla, le français Jérôme Guillen était en charge des nouveaux produits chez le constructeur Freightliner (une division américaine dédiée aux utilitaires et camions de Daimler AG). Il ne fait aucun doute que son expérience a été utile à Tesla, déjà pour la Model S et maintenant pour ce poids lourd.

Mais ne nous emballons pas car les transports routiers sont centrés sur les coûts, la fiabilité (un talon d’Achille de Tesla) et c’est un milieu dur, particulièrement aux Etats-Unis où le marché est constitué d’une population d’indépendants importante et de syndicats au passé particulièrement mouvementé avec le fameux syndicat des camionneurs, nommément l’International Brotherhood of Teamsters. Il a été rendu célèbre par la disparition de son président Jimmy Hoffa puis le film Casino de Martin Scorcese.
Tout cela pour dire que même armé avec un véhicule attrayant, Tesla va devoir affronter un milieu particulier pour convaincre. Ce ne sont pas les intentions de Walmart qui feront le succès du modèle car les transports ne sont pas une industrie d’adeptes et d’early adopters mais de financiers pragmatiques et de chauffeurs exigeants.

La controverse a fait son apparition lorsque Tesla a dévoilé un nouveau concept à travers la seconde génération de Roadster. Le véhicule est donné pour atteindre 96 km/h en 1,9 seconde. En revanche pour celui-là, les prix sont annoncés car les 1000 premiers sont vendus $250,000 et ont été promis pour 2020.
Finalement, la plupart des médias ne sont pas tombés dans le panneau. Tesla voulait visiblement distraire l’auditoire. Le camion est un véhicule pragmatique et sérieux. Il est destiné à la grande série et s’adresse à une clientèle B to B qui ne s’en laissera pas compter. Face au manque de précision sur le camion, Tesla a sorti un roadster de sa manche. La diversion n’a pas pris et les doutes se sont multipliés.

Des conséquences lourdes
Tesla et son patron sont rompus aux techniques de communication de crise avec des artifices, de l’escalade, des diversions et des effets d’annonces. Maintenant que cette stratégie a été mise en lumière, certains journalistes se sont intéressés de plus près à Tesla et à ses finances.
La distraction de Musk a attiré l’attention et Bloomberg a révélé que Tesla perdrait donc $8,000 par minute. A ce rythme et malgré les rentrées d’argent espérées avec les ventes de Model 3, Tesla a besoin d’argent pour la montée en cadence et le développement des 2 modèles présentés jeudi dernier.
Tous les doutes sont donc permis pour l’avenir du constructeur. A force d’en faire trop, Tesla s’est pris les pieds dans le tapis et le ratage en communication arrive au pire moment pour le constructeur. Il a besoin de cash pour poursuivre la mise en production de sa compacte mais aura maintenant du mal à le lever en Bourse par vente d’actions.
La dernière levée de fonds avait demandé plusieurs mois de travail pour convaincre des investisseurs et les banques sont de plus en plus nombreuses à noter Tesla à la vente. La marque brûle maintenant 1 milliard par trimestre et sa fuite en avant ne permet pas d’envisager une rentabilité dans un avenir proche.

A cela viennent s’ajouter les doutes grandissants sur les bienfaits environnementaux des véhicules électriques. Ces analyses commencent à émerger rapidement mais ne tiennent pas encore pleinement compte du fait qu’une partie non négligeable des composants des batteries en fin de vie sont incinérés et que les métaux utilisés viennent de filières, pour le moins, particulières. Ces éléments ont de quoi sérieusement remettre en question l’impact réel des véhicules électriques à l’échelle mondiale. Pour le moment, Tesla poursuit son storytelling environnemental avec des œillères et un certain parti-pris. Dans le même temps, les arguments politiques pour pousser la pollution loin des fenêtres des mairies fait encore écho chez les électeurs. Les véhicules électriques sont nécessaires mais les conséquences d’une stratégie monotype comportent de nombreux risques environnementaux et sociétaux.

La réalité est donc douloureuse. Tesla s’engage dans une démarche pyramidale et prend des commandes pour le montant total du prix du nouveau roadster pour toute commande. Avec une première édition de 1 000 véhicules à $250,000 cela fait seulement $250 millions c’est bien trop peu. Tesla a besoin de milliards pour avancer. Cela tombe au moment où les clients possesseurs de Model S et de Model X sont de plus en plus nombreux à exprimer leur mécontentement, entre autres sur Youtube, vis-à-vis de la mauvaise fiabilité de leur véhicule et du manque de satisfaction liée à la fois à la réparation et au service client.
L’effet gourou s’estompe et les adeptes se réveillent. Les voies s’élèvent et les doutes se multiplient sur l’avenir de Tesla. Il y a quelques jours, Bob Lutz émettait des doutes sur la capacité de Tesla d’arriver au bout de 2018. D’après Bloomberg, l’oraison funèbre serait à préparer pour août prochain dans les conditions actuelles.

Tout repose sur la Model 3
Finalement, la seule solution possible pour Tesla consiste à produire la Model 3 rapidement pour honorer les réservations et satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante et de moins en moins patiente avec des véhicules aux qualités régulièrement remises en cause. En effet, le soufflé retombe pour l’automobile électrique et la demande n’est toujours pas là à l’aube d’une augmentation de l’offre.

En matière de communication, Tesla nous avait parlé également d’un crossover compact (le Model Y) et d’un pick-up. En effet, le segment des pick-up a le vent en poupe avec l’arrivée sur le marché de Renault avec son Alaskan et son cousin Mercedes-Benz Classe-X (sans aucun lien avec le film du samedi soir sur Canal Plus). Ils viennent sur un marché où se sont lancés ou relancés Fiat, Peugeot, et Volkswagen.
Aux Etats-Unis, le segment des pick-up trucks ne perd pas de terrain au contraire. L’offre est plus abondante et plus diversifiée avec des modèles désormais sportifs (Ford F-150 Raptor) ou luxueux (Ford F-150 Lariat ou Ram 1500 Laramie). Il serait donc peu surprenant de voir Tesla sortir un pick-up de son chapeau lors de la prochaine annonce défavorable à la marque. Musk est intelligent et audacieux, il est tout à fait capable aussi de poursuivre avec la même stratégie de communication y compris une fois les astuces révélées.
En communication, beaucoup de choses se résument à une question d’aplomb. En attendant, le marketing opportuniste continue et Tesla, malgré ses déboires, conserve des adeptes inconditionnels. Malheureusement le ciel s’assombrit et fait craindre le pire pour les actuels actionnaires si la Model 3 ne remplit pas les garages rapidement.
Bertrand Rakoto

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Réactions

C'est l'hallali..
;0)
Lucos, Le vendredi 24 novembre 2017

Ca montre bien que l'automobile est un métier difficile : s'attaquer à une niche en (relativement) petite série est une chose, concevoir, produire, et vendre en grande série... et en gagnant de l'argent en est une autre.
Je me demande pourquoi Tesla n'est pas resté sur les niches du marché. Pas rentable ?
Sans compter les "danseuses" inutiles déjà relevées par B. Rakoto comme les portes "ailes de mouette" du Model X qui n'aident pas à améliorer le bilan.
Yaa, Le vendredi 24 novembre 2017

C'était perdu d'avance. Si bien perdu que la première question devient : comment la presse financière a-t-elle pu laisser la capitalisation de Tesla dépasser celle de Ford ou de GM ? La deuxième, faut-il appeler les perdants des "investisseurs", ou des "adeptes de la roulette russe" ? La troisième, nos politiques vont-ils nous présenter des excuses ? Les dizaines de milliards si bien carbonisés n'eussent-t-ils pas été plus utiles dans la poche des vrais constructeurs, de leurs salariés ou de leurs actionnaires ?
Pierre l'Alpin, Le vendredi 24 novembre 2017

Une Tesla qui joue à pile ou face, est-ce bien raisonnable pour un véhicule électrique ? ;-)
clerion, Le vendredi 24 novembre 2017

Était-ce là une bonne idée ?
;0)
Lucos, Le vendredi 24 novembre 2017

Concernant Tesla, ce n'est qu'un retour de bâton mérité après une fuite en avant depuis plusieurs années.
Concernant la mobilité électrique, il est urgent que les infos détenues par les constructeurs soient mises en avant, car les batteries font l'objet d'une véritable hystérie sans anticiper les moindres risques sur le bénéfice environnemental global...Les constructeurs connaissent les risques!
Vive l'analyse sur cycle de vie, vive le MIX énergétique, et également vive l'Hydrogène et les piles à combustible qui ne présentent pas ces problèmes (mais sont encore à volumes de production faibles, étouffés par le lobbying aveugle pro-batteries...)
Storm150, Le vendredi 24 novembre 2017

Cela fait des années que je prêché dans le désert à agiter mes foulards rouges et vous me tappiez dessus,ça sera pareil pour les panneaux solaires et éoliennes, sans subvention le Monde vert s'écroule.
Quand c'est M Rakoto qui cause la c'est la vérité.
alain boise, Le vendredi 24 novembre 2017

Alain,
vous nous donnez encore un exemple de ce que vous mélangez tout malheureusement et c'est cela qui vous décrédibilise.
Autrement on vous aime bien...
;0)
Lucos, Le vendredi 24 novembre 2017

Je ne mélange rien ,si c'est rentable pourquoi les Nations donnent?10000€ pour l'achat d'unVE ...
alain boise, Le vendredi 24 novembre 2017

J'aimerai savoir si Monsieur Rakoto (racoleur) à déjà mis les fesses dans une Tesla.

Pour en conduire une au quotidien, cette voiture tient toutes ses promesses et va même au delà.
Je n'ai aucun pb de fiabilité avec et l'autonomie est au rdv.

Enfin oui il faudrait que les fausses informations sur le traitement des batteries disparaissent. Elles sont recyclables à 95 %.

Comme si le succès de Tesla énervait, jalousait.
Même si la situation actuelle est difficile, l'avenir est devant eux.

D'ailleurs pour tout entrepreneur qui se respecte, on sait que bien qu'avant de réussir, on se prend quelques claques voir faillite.

Je vous invite à lire "Ces célèbres entrepreneurs qui ont d’abord échoué" à commencer par... Henri FORD.

http://www.dynamique-mag.com/article/celebres-entrepreneurs-echoue.4197

Monsieur Rakoto, il serait temps d'arrêter le Tesla Bashing.
Je vous donne RDV en Juillet prochain pour voir la situation de Tesla.

Enfin, faire preuve d'humilité vous ferait le plus grand bien.

A bon entendeur,

Boisons Un peu !, Le vendredi 24 novembre 2017

La citadine électrique = OUI
Le coupé sportif électrique = NON
Le SUV électrique = NON
La berline premium électrique = NON
Le camion électrique = NON

Je l'ai déjà dit ici, quand Porsche, Mercedes et consorts commercialiseront leurs VE concurrentes de la Tesla S, ce sera la fin immédiate de ce "constructeur". Elon Musk restera une sorte de "génie".
Quelque part ça me fait un peu penser à l'aventure Swatch Mobile tant désirée par Nicolas Hayek qui s'est cassé les dents sur la mise en production. Les pros lui ont dit qu'il fallait respecter des tas de normes - ne serait-ce que le crash-test - ce qu'il n'avait pas mis dans l'équation. Ballot.
Daimler-Benz a repris le projet et n'a jamais réussi à gagner un centime avec cette petite bagnole, même avec sa version électrique qui ne se vend pas très bien à ma connaissance.

PS : le train électrique = Hornby ou Jouef
Bruno HAAS, Le vendredi 24 novembre 2017

Dé boisons un peu ... Comme il est dit fort bien dans la chronique le vent (...) du tout VE est "peut-être en train de tourner ...

Sinon "Peu de journalistes ont été dupes quand Tesla a voulu surprendre avec un roadster alors que les projecteurs étaient sensés être tournés vers le camion Tesla."
> ... Ouf on respire les journalistes n'ont pas été dupes ...

Quant à "nous" nous étions exprimés déjà sur le sujet ...
Une course contre la montre est effectivement engagée pour TESLA ... Le risque décrit par Ghosn à la cité de la réussite est patent ....
La probabilité que TESLA règle significativement ses problèmes de production et de livraison des TESLA 3, à l'horizon de 6 mois, semble terriblement faible vu de l'extérieur ...

Cependant le pire n'est jamais sûr et "l'artiste" a du talent ...
Un nouvel exemple de contre feu

https://www.linformaticien.com/actualites/id/45671/tesla-devoile-une-batterie-portable-pour-les-appareils-mobiles.aspx

Plaise à la rédaction ....
ADEAIRIX, Le vendredi 24 novembre 2017

... Bruno oui il y a une certaine analogie avec l'aventure de la "swatch mobilie" devenue Smart ... Et pourtant le produit a du sens mais il n'est jouable économiquement, jusqu'à cet instant ...

Comme déjà vu, le côté disruptif me fait plus songer à l"épopée "Tucker" dont on connaît la fin ... Il y plusieurs points communs : approvisionnement ! mise au point !, financement !, circuit de distribution !, non livraison, "perte de confiance" ... Hélas ...
ADEAIRIX, Le vendredi 24 novembre 2017

Monsieur Boisons un peu, félicitations pour votre choix de rouler en Tesla S. Ceci posé, vous ne connaissez pas M. Rakoto que vous accusez de racoleur (?) en faisant une espèce de jeu de mots bien pauvre. D'aucun s'y sont essayés avec un certain monsieur Durafour, ce n'était pas drôle du tout.
Mon prof de latin me disait souvent : les jeux de mots laids font les gens bêtes.

Vous avez donc une Tesla qui n'est jamais tombée en panne. Joie, bonheur, allégresse. Est-ce que ça en fait une "voiture fiable" pour autant. Bertrand Rakoto a raison de dire, parce que c'est la réalité, que de plus en plus de possesseurs américains commencent à "révéler" - le mot est choisi à bon escient - qu'ils rencontrent des tas de problèmes avec leur bagnole. Quand une personne fait un choix aussi clivant, il est le dernier à "avouer" qu'il s'est trompé. Les possesseurs de Citroën SM dans les années 70 étaient tous enchantés de leur achat.
Ensuite, affirmez que Bertrand Rakoto - qui ne pourra pas vous répondre ici et qui aurait beau jeu de le faire - est tout sauf un type arrogant, crâneur ou prétentieux, bien au contraire.
Ne serait-ce pas l'hôpital qui se ficherait de la charité ? Boisons un peu, Boisons pas trop, Boisons avec modération, beaucoup de modération si je puis me permettre cet oxymore.
Bruno HAAS, Le vendredi 24 novembre 2017

Bruno Haas a raison, et il n'y a rien à ajouter. C'est comme ça : il est plus difficile de concevoir, fabriquer et vendre cix millions de caisses par an que d'envoyer des twits.Même si c'est moins rigolo. Tesla en démontre plus sur la naïveté ingénue du monde que sur les métiers de l'automobile. - Désolé, mais Bruno Haas a tout résumé en qq lignes.
Pierre l'Alpin, Le vendredi 24 novembre 2017

Bruno,

De quelle étude sort "Les clients commencent à se plaindre" ?
Avez vous un comparatif avec le thermique ?

Vous savez comme moi que l'électrique est bcp plus fiable que le thermique (pas de turbo, courroie,...etc).
La Nissan LEAF recueille le plus grand taux de satisfaction chez Nissan de la part de ses clients et la fiabilité batterie est à plus de 99%.

Je ne connais pas en effet Mr Rakoto. Mais j'en ai marre de lire ces articles avec un parti pris et un manque d'objectivité.
Critiquer, un sport à la Française. Et si on voyait le côté positif des choses ?

Comme je l'ai déjà écris maintes fois : à la fin c'est l'électrique qui aura le dernier mot.

RDV dans 5 puis 10 ans

PS : avez vous déjà essayé une Tesla ?
PS 2 : arrêtez de vous ériger en donneur de leçon

" Le donneur de leçons a des avis sur tout mais comme dirait Coluche il a surtout des avis qui, au final, n’intéresse pas grand monde, car c’est une autre caractéristique du donneur de leçons il ne parle de rien mais en parle beaucoup."
Boisons sans modération, Le vendredi 24 novembre 2017

Cher Boisons,
Désolé de vous avoir donné une leçon, mais je voulais répondre aux attaques que vous faites à l'encontre de M. Rakoto qui ne peut pas vous répondre. Restons calme.

La fiabilité d'une voiture ne se résume pas à sa chaîne de traction. Je suis d'accord avec vous, il y a moins de "mécanique" dans une chaîne de traction électrique que dans la thermique. Mais les pannes ne portent pas sur cette chaîne. Ce sont des pannes d'écrans, de bips sonores par ci par là, de contacteurs qui ne "contactent" plus et j'en passe, donc des pannes qui n'ont strictement rien à voir avec le moteur. Il en va d'ailleurs de même pour les voitures thermiques. Ce qui déconne est rarement le vilebrequin (classé comme pièce inusable depuis des lustres), ni les pistons, les soupapes ou les bielles. Les rares pannes que j'ai eues à affronter sur mes bagnoles ou mes 2 Roues ont souvent comme source "l'électronique", les batteries qui vous lâchent quand il fait froid, une crevaison, que sais-je encore.

PS 0 : il existe pléthore d'études aux Etats-Unis sur la satisfaction des clients et leur bagnole ; il ne se passe pas un mois sans que la presse spécialisée publie une nouvelle étude ; c'est même gonflant à la fin.
PS 1 : oui j'ai essayé une Tesla, et j'ai même eu la chance de tester l'Auto pilot 2 qui est réellement impressionnant. La fonction Valet Parking est sidérante. Et quand on sait que 10% des voitures qui circulent sont à la recherche d'une place de parking, cette fonction est loin d'être sotte.
PS 2 : ce n'est pas moi qui ai commencé à donner des leçons, comme on dit dans la cour de récré.

Profitez bien de votre superbe voiture et je vous souhaite beaucoup de kilomètres sans jamais tomber en panne, ce qui n'arrivera pas puisqu'il s'agit d'un moteur électrique !
Bruno HAAS, Le vendredi 24 novembre 2017

Cher Bruno,

Quel plaisir de voir que vous êtes capable d'écrire des choses positives sur Tesla ! Je m'en réjouis.

Rome ne s'est pas fait en un jour.

Tesla est une véritable bulle de fraîcheur dans l'univers automobile. Tesla apporte modernité et nouvelle vision.

Avez vous apprécier les poignées dissimulées dans la carrosserie ?
Comment imaginer que des constructeurs vieux pour certains de plus de 100 ans comme Mercedes, Jaguar et consorts ne l'ait pas inventé avant ?

Car ils n'ont plus le reçul suffisant et cette approche décalée.

Je vous recommande un long voyage en Tesla pour encore plus apprécier le véhicule.

Bonne journée.
BOISONS TOUJOURS, Le vendredi 24 novembre 2017

'' En communication, beaucoup de choses se résument à une question d’aplomb. '' Demandez à Ségolène, c'est ne experte en la matière, même chez les lapons.
Tesla, Altice, même combat, rendez-vous dans quelques mois ou années pour le résultat des courses...
jean-marie méchin, Le vendredi 24 novembre 2017

Oh, les commentaires à chaud des petits cocos...
B.Rakoto n'enterre nullement Tesla, il pose seulement la question si Tesla va s'en sortir. Point final en ce moment du championnat !!
Il est urgent d'attendre...
Si je suis riche et après avoir tout ce qu'il me faut...je courre acheter la Tesla la plus chère, ne vous en déplaise et surtout ceux qui sont jaloux...car B.Rakoto parle de gens brillants qui travaillent chez Tesla...et c'est ces gens qui seront repris quand Tesla aura d'autres patrons, qui prendront la suite...et ceux-ci, sans l'outil industriel déjá sur place et les gens brillants ne prendront pas la suite! Tesla n'est pas fait uniquement de com, il y a autre chose dérrière.
De ce côté de l'Atlantique la vie continue...avec moins innovation, mais tout en perdant de l'argent ...les institutionnels et privés aussi aux US savent rebondir mieux que nous!
M.Boissons je suppose aussi qu'il ne c'est pas endétté à vie pour avoir sa Tesla!
Donc je ne plaint pas ceux qui vont laisser des plumes avec l'affaire Tesla...so far so good!
Je profite au passage pour traiter encore tous les constructeurs allemands d'être plus menteurs que le patron de Tesla...car de chez eux rien ne sors qui même perfectible puisse être équivalent d'une Tesla...ce sont dès pipeauteurs, feignants et menteurs !
Toyota n'est jamais venu faire des promesses qu'ils feraient mieux que Tesla!
L'industrie allemande auto est une industrie décadente, qui vit sur le dos de ses clients finaux.
Rien de quoi donner envie, et les garanties pour leurs auto restent à deux ans! Grave les arnaques au client en ces temps de crise mondiale!


Jo Duchene, Le vendredi 24 novembre 2017

En effet, véritable "bulle de fraîcheur", je suis d'accord.
Mais maintenant que Elon Musk et ses équipes ont montré le chemin, il faut absolument qu'ils "fournissent" avec une citadine aussi intelligente que la S. C'est seulement là qu'on pourra être assuré de la pérennité de l'entreprise.
Bonne route Boisons Toujours !
Bruno HAAS, Le vendredi 24 novembre 2017

Bien vu Bruno...en principe... Mais il faut savoir que pour une petite citadine, GM est en travers du chemin de Tesla et Nissan et GM ne livre la Bolt (en principe) qu'aux clients ricains, et au compte goûté les autres...conclusion, faire des VE en masse n'est pas encore â porté de beaucoup!
Que les allemands avouent que ce sera un gros problème pour l'avenir... Et ils deviendront tout d'un coup des honnêtes gens!
Jo Duchene, Le vendredi 24 novembre 2017

Bertrand Rakoto est l'un des meilleurs analystes (concret, clair, bien informé) qui soient.
Pierre Nalin, Le vendredi 24 novembre 2017

... Oui Bertrand RAKOTO est sans doute un bon analyste et surtout un bon chroniqueur …
... Sinon en "bon français" le pire n'est jamais sûr çà signifie en mauvais "les carottes ne sont pas nécessairement pas cuites" ... N’est ce pas « cher « Jo ?

Sinon un peu de rigueur car pour mémoire, TESLA n'est pas prêt de sortir une citadine électrique ...
A moins que vous ne déteniez un scoop de première main « les petits cocos » (?)
D'ailleurs, souvenez vous (…), tout récemment Carlos GHOSN n’affirmait-il pas « sobrement » qu’Elon Musk s’était partagé le marché du VE avec lui : « Elon MUSK, a été le premier à dire, vous allez vous occuper du cœur du marché avec la Leaf pour Nissan, la Zoé pour Renault, et la Kangoo électrique pour les véhicules utilitaires, moi je vais faire le premium. Nous sommes des alliés …

Or la Nissan Leaf se range parmi les segment des compacts au sens européen du mot… Et si la TESLA model 3 est souvent classifiée comme « compact » … C’est qu’il faut concevoir « compact » dans son acception US car avec 4M67 de longueur, dans notre bonne vieille Europe c’est plutôt une familiale … … Une berline 5 portes …Un peu comme l’Audi A5 … Le rapprochement ne doit rien au hasard, n’en doutez pas …

S’agissant du marché des citadines électriques, qu’on le veuille ou non, actuellement la Zoé est l’offre de référence, qu’on apprécie ou pas le mode de commercialisation avé la location de la batterie … Eh oui, le modèle économique des cartouches d’ imprimantes faisaient un peu trop rêver Ghosn (baby gone …).

Après on peut dire tout et son contraire … mais vaut mieux réviser
les fondamentaux d'abord ...

ADEAIRIX, Le vendredi 24 novembre 2017



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