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Autour de l'auto - 16/07/2019

Constructeurs et manufacturiers s'engagent sur la collecte des pneus d'ensilage

Constructeurs, manufacturiers et distributeurs de pneus se sont engagés hier à prendre en charge 50% du financement de l'association Ensivalor qui se chargera de collecter et de traiter les pneus d'ensilage. L'engagement porte sur un volume de 15 000 tonnes par an maximum alors que le stock à traiter est estimé à 800 000 tonnes. "C'est un premier pas", avant une montée en puissance, espère le ministère de la Transition écologique.

Le ministère de la Transition écologique veut faire disparaître les pneus d'ensilage, ces vieux pneus utilisés par les éleveurs de bovins pour lester les bâches protégeant le fourrage. Encore considéré jusqu’en 2015 comme une solution de "valorisation" des pneus usagés, l’ensilage est aujourd’hui dans le collimateur de la secrétaire d'Etat Brune Poirson.
Déjà, fin 2017, lors de son discours saluant le travail de l’association Recyvalor (*), la secrétaire d'Etat soulignait qu’il restait "encore 800 000 tonnes de pneus éparpillées sur les exploitations agricoles". Elle s’inspire aujourd’hui de Recyvalor, qui a traité 55 000 tonnes de pneus abandonnés dans des décharges sauvages en 10 ans, pour dupliquer l’opération sous le nom de code "Ensivalor". Là encore, les manufacturiers de pneus, les constructeurs automobiles et les distributeurs de pneus ont été sollicités pour financer l’opération. Leurs représentants (CCFA, CSIAM, Aliapur, FRP, AFIP) ont signé hier une charte avec le Ministère de la transition écologique s'engageant à financer 50% de la collecte et de la valorisation d’un volume annuel allant jusqu’à 15 000 tonnes par an (équivalent à 2,3 millions de pneus).
"C'est un premier pas", a indiqué à l’AFP le ministère qui souhaite "une montée en puissance dans les années à venir". L’association Ensivalor, qui sera donc financée pour moitié par l’Etat et les collectivités (via les chambres d’agriculture), débarrassera en priorité les exploitations cessant leur activité (pour éviter des stocks orphelins). "Collecter et valoriser les pneus d'ensilage s'avère un chantier colossal, au plan financier (traiter 800 000 tonnes coûterait entre 120 et 160 millions d'euros) mais plus encore au plan technique, car il est difficile de trouver, en bout de chaîne, des voies de valorisation", souligne le ministère. En effet, les pneus d’ensilage séjournant souvent plusieurs années en extérieur n’ont plus la souplesse suffisante pour être valorisés sous forme de granulés. Ils sont alors utilisés comme combustible en cimenterie.
Les chambres d’agriculture sont régulièrement sollicités par leurs adhérents qui veulent se débarrasser de leurs pneus. En 2015, la chambre d’agriculture du Rhône a pris les choses en main en lançant un appel d’offres pour la collecte et la valorisation d’un volume de 3 000 tonnes de pneus d’ensilage. Aliapur, à qui le chantier a été confié, a mandaté la société Eurec Environnement pour déposer des bennes sur plusieurs exploitations du département afin que les agriculteurs les remplissent. C’est probablement de cette manière, la moins coûteuse, que seront collectés les pneus par l’association Ensivalor.
Xavier Champagne

(*) Entre 2008 et 2017, l’association Recyvalor a engagé 8,3 millions d’euros pour évacuer 54 décharges sauvages de pneus, sommes prises en charge à 31% par les distributeurs de pneus, à 31% par les manufacturiers (via leur organisme de collecte et de traitement Aliapur), à 32% par l’Etat, 3% par les collectivités et 3% par les professionnels du déchet.

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Réactions

Si j’ai bien compris ils vont les brûler....trop forte la copine à Castagner
alain boise, Le mardi 16 juillet 2019

Oui mais dans une cimenterie.....ok
alain boise, Le mardi 16 juillet 2019



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